Remettre la bande à zéro. Recommencer toute l'histoire. C'est toujours par la fin que les choses commencent. Comme les films qui s'ouvrent par une voie off. À l'image, presque rien : une piscine ou flotte un corps, la cime des palmiers agitée d'un tremblement, des éclats de verre dans la pénombre. Et quelqu'un qui parle. À lui-même. Pour ne pas être tout seul. Un homme, qui raconte sa vie depuis l'autre bord. Parlant de ce qui le fait mourir, il évoque ce par quoi il a vécu. Sa voix semble dire : "Ecoute-moi, écoute-moi parceque je suis toi." C'est la voix qui fait l'histoire, pas ce qu'elle raconte.